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Tom Adami Tom A. Adami 

Tom A. Adami a obtenu sa maîtrise en histoire et en sciences politiques de l’université de Wollongong en Australie. Il travaille en gestion de l’information depuis 1990, année où il s’est joint au ministère de la Défense à Sydney en qualité de gestionnaire des documents et d’archiviste. En 1997, il est entré au service des Archives nationales de l’Australie comme agent de recherche à la section de la formulation des politiques, où il a travaillé à plusieurs grands projets de documentation électronique, plus particulièrement l’élaboration du guide de mise en œuvre de la norme australienne de gestion des documents AS4390.

En 1999, il s’est joint au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) des Nations Unies, basé en Tanzanie, comme archiviste en chef et directeur de l’Unité des documents judiciaires et des archives. Par la suite, il a travaillé à la mission des Nations Unies au Soudan (UNMIS) et aux archives de l’ONU à New York. M. Adami a corédigé avec Martha Hunt le chapitre Reconciliation in Regions Affected by Armed Conflict: The Role of Archives du recueil Better Off Forgetting?: Essays on Archives, Public Policy, and Collective Memory publié en septembre 2010 par Cheryl Avery et Mona Holmlund de la University of Saskatchewan.

Il a précédemment présenté des exposés et rédigé des articles sur le fonds d’archives du TPIR et son rôle dans la réconciliation parmi les communautés en situation d’après-conflit. Depuis mai 2010, il est retourné à l’UNMIS à Khartoum pour y diriger l’Unité de gestion de l’information où, avec son personnel, il œuvre à l’implantation d’une solution d’e‑archivage visant à mieux gérer l’information de la mission.


 Ramon Albrech Ramon Albrech 

Ramon Alberch Fugueras est cofondateur et ancien président de l’organisation non gouvernementale Arxivers sense Fronteres (archivistes sans frontière) (1998-2005) et ancien coordonnateur des séminaires sur les archives et les droits de l’homme qui se sont tenus au Forum social mondial (Porto Alegre, 2004) et le Centre culturel d’Espagne (Montevideo, 2006). Il est membre du groupe de travail sur les archives et les droits de l’homme du Conseil international des archives. Depuis 2006, il est responsable du projet de récupération et d’archivage des documents des régimes répressifs de l’Amérique latine. Ramon a géré les archives municipales de Girona (1978-1989), les archives municipales de Barcelone (1990-2004) et l’institut municipal d’histoire de Barcelone (1992-1997). Il a présidé l’association des archivistes de Catalogne (1986-1993) et le système de fichiers de Catalogne (2004-2010). Il est présentement directeur de l’école des archives et de la gestion des documents de l’Université autonome de Barcelone.

Il a écrit  plusieurs épreuves et manuels d’archiviste et a été conférencier à diverses conférences internationales. Son dernier manuel s’intitule « Archives et Droits de l’homme », publié en 2008 par l’éditeur espagnol Trea. 


Stephen Augustine Stephen Augustine

Stephen Augustine est conservateur d’ethnologie pour les Maritimes de l’Est des Services d’ethnologie du Musée canadien des civilisations (depuis 1996) situé à Gatineau-Ottawa. Il détient une maîtrise en études canadiennes de l’Université Carleton (Ottawa) mettant l’accent sur l’élaboration d’un programme sur le savoir traditionnel dans le contexte du système d’éducation. Il détient également un baccalauréat en anthropologie et en science politique de l’Université St Thomas (N,-B.) qu’il a obtenu en 1986.

Au fil des ans, M. Augustine a fait part de son expertise en recherche et en savoir traditionnel à de nombreuses organisations, y compris des ministères fédéraux, l’Assemblée des premières nations et diverses collectivités autochtones du Canada. Il fait partie d’un groupe consultatif en matière de diversité et a fait des travaux d’envergure dans le cadre de programmes des Nations Unies sur le développement et l’environnement. Il a enseigné pendant huit ans un cours à temps partiel à l’Université Carleton (Aboriginal Peoples and the Knowledge Economy). Il a été conférencier invité à des conférences nationales et internationales. M. Augustine a publié des documents, fait des enregistrements pour des programmes de radio et divers programmes vidéo sur le savoir traditionnel, l’histoire et les traités des Maritimes et la narration. Il a organisé des ateliers interculturels et fait des présentations à une vaste gamme d’institutions (ONU, ministères fédéraux et provinciaux, universités, musées, UNESCO et le Vatican). Son livre de la collection CMC collections (Mi’kmaq & Maliseet Cultural Ancestral Material, Mercury Series, CMC, 2005) s’est avéré une ressource précieuse pour les chercheurs et les enseignants universitaires.

Au cours des dernières années, il a été accrédité à titre de témoin expert dans diverses causes judiciaires portant sur l’accès des Autochtones aux ressources dans les Maritimes et il est reconnu pour ses connaissances, de l’histoire orale et de l’histoire ethnique et des traités de la région. Il a été nommé dernièrement récipiendaire d’un Prix national d’excellence décerné aux Autochtones pour la culture, le patrimoine et la spiritualité et du Prix Dialogue du lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick de 2009. Il a également été nommé (automne 2008) membre de la Commission sectorielle Culture, Communication et Information pour la Commission canadienne pour l’UNESCO. Dans son rôle à titre de chef héréditaire du grand conseil micmac et après avoir reçu sa formation des anciens en bas âge, Stephen J. Augustine maîtrise parfaitement les pratiques traditionnelles, la langue et l’histoire de son peuple.


Robert Banno Robert Banno

Robert Banno, président fondateur du National Nikkei Museum & Heritage Centre et actuel président de la Nikkei Place Foundation, a grandement contribué à la création de Nikkei Place, un complexe de Burnaby (C.-B.) destiné à la communauté nippo‑canadienne. Composé du National Nikkei Heritage Centre, du Japanese Canadian National Museum, de la Nikkei Home Assisted Living Facility et du New Sakura-so Seniors Residence, Nikkei Place est le plus vaste centre polyvalent de la communauté nippo-canadienne.

M. Banno était au cœur du groupe de leaders communautaires qui ont dirigé la mise en place de ce qu’est maintenant le National Nikkei Museum & Heritage Centre, l’acquisition du terrain de Nikkei Place et la levée de fonds ayant permis la construction du National Nikkei Heritage Centre et du Japanese Canadian National Museum. M. Banno présidait le comité de levée de fonds, qui a recueilli 8,5 millions de dollars.

M. Banno pratique le droit des affaires au cabinet d’avocats Davis LLP, et il s’intéresse particulièrement au droit autochtone et au droit minier. Il représente plusieurs Premières nations de la Colombie-Britannique et un certain nombre de filiales canadiennes de sociétés japonaises ayant investi au Canada, et il possède une expérience approfondie des projets de mise en valeur des ressources naturelles, des projets fonciers et du droit commercial.


 Karen Busby Karen Busby

Karen Busby enseigne depuis 1988 à la faculté de droit de l’Université du Manitoba. Ses intérêts d’enseignement et de recherche comprennent le droit constitutionnel (fédéralisme, droit constitutionnel autochtone et Charte des droits), les questions de genre (plus particulièrement les lois sur la violence sexuelle, la violence faite aux épouses, la prostitution, l’orientation sexuelle et la reproduction) et le droit administratif. Son travail comme défenseure de la justice sociale a été reconnu par l’Association du Barreau du Manitoba et l’Association du Barreau canadien, et elle a été nommée Woman of Distinction par le YM-YWCA en 2008.

Elle est directrice fondatrice du Centre for Human Rights Research (CHRR) de l’Université du Manitoba, qui a organisé une conférence savante pendant la tenue du premier événement national de la Commission de vérité et réconciliation, à Winnipeg en juin 2010.

 Daniel J Caron Daniel J Caron

M. Caron a été nommé bibliothécaire et archiviste du Canada (Bibliothèque et Archives Canada) en avril 2009. Il a amorcé sa carrière comme économiste à l’hôtel de ville de Québec. Par la suite, il s’est réinstallé à Ottawa en 1982 pour entrer au service du gouvernement fédéral, où il a passé les 28 dernières années à occuper divers postes à Ottawa et en régions (Fredericton et Montréal), tout en assumant des responsabilités de plus en plus importantes dans neuf ministères. Il a notamment été responsable de la gestion des documents, de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels, des services de bibliothèque et des fonctions liées au poste de Dirigeant principal de l’information.

M. Caron est titulaire d’une maîtrise en économie de l’Université Laval et d’un doctorat en sciences humaines appliquées (droit public et gestion stratégique) de l’Université de Montréal. En plus de son expérience organisationnelle, il est aussi un auteur et conférencier réputé à l’échelle nationale et internationale sur des questions d'administration publique. M. Caron a également enseigné dans plusieurs universités canadiennes.


Nika Collison Nika Collison 

Jisgang (Nika Collison) appartient au clan des Aigles Ts’aahl de la nation haïda, qu’elle a enrichi avec son époux de deux magnifiques filles. Elle travaille depuis 1999 pour le Haida Gwaii Museum à Kay Llnagaay, actuellement comme conservatrice adjointe. Elle a coprésidé pendant dix ans le Haida Repatriation and Cultural Committee, et en dirige la section de Skidegate depuis 1998.

Auparavant, Nika a été administratrice de Casa Guatemala, un orphelinat situé dans une région éloignée du Rio Dulce, et elle a travaillé pour la réserve de parc national et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas, au service des recettes et des relations publiques et comme gestionnaire des ressources culturelles. En 2004-2005, elle a siégé à la Haida Gwaii/QCI Land Use Community Planning Table et fait partie de l’équipe de gestion du processus de planification de l’utilisation des terres, y représentant le Council of the Haida Nation au sujet de la question des valeurs d’utilisation du territoire haïda.

Nika a eu l’honneur de siéger à un grand nombre de commissions et de comités de sélection du milieu artistique et culturel et de travailler, comme conservatrice, auteure ou présentatrice, pour plusieurs organisations nationales et internationales vouées à la promotion de la culture et du patrimoine haïdas.

Elle détient un diplôme en gestion financière du British Columbia Institute of Technology et se passionne depuis toujours pour la culture et l’histoire des Haïdas. Elle siège au conseil d’administration de la Haida Gwaii Higher Education Society et dirige le groupe de danse traditionnelle haïda Hltaaxuulang Gud Ad K’aaju. Nika étudie le Xaayda Kil, la langue haïda, dont elle fait la promotion.


Cristian Correa


 Doudou Diène Doudou Diène

De nationalité sénégalaise, monsieur Diène est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et titulaire du doctorat de droit Public de l’université du Panthéon. Anciennement directeur de la Division du dialogue interculturel et interreligieux de l’Unesco, monsieur Diène était l’initiateur et le responsable des Projets de Routes Interculturelles de l’Unesco : Routes de la Soie, Route de l’Esclave, Routes de la Foi, Routes Al Andalus.

Monsieur Diène est membre des organismes suivants : le Conseil International d’Auroville en Inde, du Comité du Prix Niwano pour la Paix au Japon, du Conseil de l’Organisation Internationale des Sites de Conscience aux États-Unis, du Conseil scientifique international de l’Institut international de recherche, politique de civilisation d’Edgar Morin ainsi que membre du Conseil de la Fondation Hommes de Parole.
 
Il a été rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance (2002-2008).
 
Il a également été le rapporteur de visites et d’enquêtes au Conseil des Droits de l’Homme et à l’Assemblée Générale des Nations Unies, sur le racisme dans les pays suivants : Canada, Colombie, Guyana, Trinidad et Tobago, Côte d’Ivoire, Brésil, Japon, Fédération de Russie, Suisse, Italie, Lituanie, Lettonie, Estonie, Mauritanie, États-Unis.
 
Doudou Diène est l’auteur de nombreux articles et textes sur le dialogue interreligieux et interculturel, le patrimoine, le racisme, le multiculturalisme et la question identitaire, dont les plus récents :
 
- Direction et Préface dans le cadre du Projet de la Route de l’Esclave de l’ouvrage collectif sur l’Esclavage « La Chaine et Le lien : Une vision de la Traite Négrière », Éditions Unesco.
 
- « La crise identitaire du monde Occidental », dans la Revue internationale et stratégique de l’IRIS  No 75 ,fin 2009 .
 
- Silence et Invisibilité : L’enjeu de Mémoire de la domination et de la discrimination.
(Dans l’ouvrage : Mémoire et Droits Humains. Enjeux et Perspectives pour les Peuples d’Afrique et des Amériques. Éditions D’En Bas. Suisse).

 Kate Doyle Kate Doyle

Kate Doyle est analyste principale de la politique américaine en Amérique latine à la National Security Archive. Elle dirige présentement le projet Guatemala qui vise à obtenir des documents sur les relations entre les États-Unis et le Guatemala et le projet Mexico, une enquête sur la démocratie et les droits de la personne au Mexique, dans le cadre duquel des milliers de documents des gouvernements américain et mexicain déclassifiés ont été compilés sur l’histoire de l’autocratie du Mexique et de sa transition vers la démocratie. Elle a édité deux collections d’archives de documents déclassifiés   escadrons de la mort, guerre de guérilla, opérations secrètes et génocide : Guatemala and the United States, 1954-1999 and El Salvador: War, Peace and Human Rights, 1980-1994   et plusieurs ouvrages électroniques d’information destinés au site Web des archives.

Mme Doyle a travaillé depuis 1992 à des groupes des droits de la personne, des commissions de la vérité et des procureurs latino-américains pour obtenir des documents gouvernementaux des archives secrètes mettant en lumière la violence étatique. Elle a agi à titre de témoin expert à diverses auditions sur les droits de la personne, notamment au procès en 2008 de l’ancien président du Pérou, Alberto Fujimori, relativement au rôle que ce dernier a joué dans la supervision des escadrons de la mort militaires. En outre, Mme Doyle travaille de concert avec des groupes de citoyens de toute la région à leurs campagnes pour la transparence gouvernementale, la reddition de comptes et le droit à l’information et a écrit sur l’accès à l’information en Amérique latine et aux États-Unis.

Elle est membre de conseils consultatifs du World Policy Journal, du Journal of the Right to Information et du Fund for Constitutional Government à Washington. Ses articles ont été publiés dans la revue Harper’s, le New York Times, le Boston Globe, le World Policy Journal, Current History, Columbia Journalism Review, The Nation et d’autres publications. Mme Doyle détient une maîtrise en affaires internationales de l’Université Columbia. Elle vit à New York avec son époux, Tim Weiner, et ses deux filles, Emma et Ruby Doyle.


Georges Erasmus Georges Erasmus

Georges Erasmus a consacré une grande partie de sa vie à travailler pour la justice et la guérison du peuple autochtone des Territoires du Nord-Ouest, d’où il est originaire, et d’ailleurs. Ancien chef national de l’Assemblée des Premières nations, il préside actuellement la Fondation autochtone de guérison et il est négociateur en chef des Premières nations Decho.

Né à Fort Rae (Territoires du Nord-Ouest), Georges Erasmus a commencé sa vie publique à Yellowknife en travaillant avec le conseil de bande indienne, l’Association communautaire d’habitation et la Fraternité des Indiens des Territoires du Nord-Ouest (appelé plus tard Nation Dénée), qu’il a présidée de 1976 à 1983. À la suite de deux mandats à titre de chef national de l’Assemblée des Premières nations, il a assumé le poste de coprésident de l’historique Commission royale sur les peuples autochtones (CRPA).

Le chef Erasmus a obtenu plusieurs récompenses et honneurs, notamment un doctorat honorifique en droit de diverses universités : l’Université Queen’s, l’Université York, l’Université de la Colombie-Britannique, l’Université Dalhousie, l’Université de Western Ontario (2006) et l’Université de Dundee. Il est à la fois membre et Officier de l’Ordre du Canada et a gagné le Prix d’excellence aux Autochtones - fonction publique en 1998 et le prix du Forum des politiques publiques pour son travail en politique publique en 2006.


Phil Fontaine Phil Fontaine

M. Phil Fontaine est une personnalité dévouée et grandement respectée au Canada. Membre actif de la Première nation Sagkeeng au Manitoba, et fier de l’être, il a joué un rôle déterminant pour changer et faire progresser la situation des Premières nations.

M. Fontaine a été élu à des postes de leadership dès le début des années 1980; d’abord comme chef régional de l’Assemblée des Premières nations pour le Manitoba, puis comme grand chef de l’Assemblée des chefs du Manitoba en 1991, et enfin comme chef national de l’Assemblée des Premières nations, où il a exercé trois mandats non consécutifs.

En tant que chef national, Phil Fontaine a dirigé la résolution et le règlement du tragique dossier des pensionnats indiens, vieux de 150 ans, ce qui a mené aux excuses historiques du gouvernement canadien et à la création de la Commission de vérité et réconciliation. Il a également œuvré à la mise sur pied de la campagne « Abolissons la pauvreté » et plaidé pour l’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Le travail de M. Fontaine lui a valu de recevoir nombre de prix et de distinctions honorifiques, dont six grades honoraires et l’Ordre du Manitoba. Il est actuellement propriétaire-exploitant d’un cabinet de conseil et de médiation, Ishkonigan Inc.

David George-Shongo David George-Shongo 

David L. George-Shongo Jr. fut le premier archiviste de la nation Seneca. C’est à ce titre qu’il a pris part aux efforts de coordination, d’organisation et de conservation des documents officiels de ce groupe. Il a de plus été chargé de la planification, de l’élaboration et de la mise en œuvre d’un programme d’archivage et de gestion des dossiers pour la nation Seneca, y compris la définition des pratiques d’archivage et de conservation des dossiers, ainsi que des pratiques liées aux activités de préservation.

Membre de la Society of American Archivists (SAA) depuis 2005, David L. George-Shongo Jr. a été la première personne à occuper le poste de président de la Native American Archives Roundtable (table ronde sur les archives des Américains autochtones) de la SAA. Il a également fait partie du comité d’adhésion et du Diversity Reader Advisory Group (groupe consultatif sur la diversité des lecteurs) de cet organisme. En 2007, il a pris part au programme de mentorat et au Task Force on the Protocols for Native American Archival Materials (groupe de travail sur les protocoles relatifs aux archives amérindiennes) de la SAA.

En 2006, il s’est vu remettre, lors de la réunion annuelle de la SAA, la bourse des Native American and Tribal Archivists et, en 2009, le prix Excellence in Archives lors de la conférence annuelle de l’Association of Tribal Archives, Libraries, and Museums.

David L. George-Shongo Jr. est l’un des coauteurs des protocoles sur les archives Amérindiennes. Il anime souvent des ateliers et donne des exposés sur la gestion des archives et des dossiers.


Mofidul Hogue Mofidul Hoque

Mofidul Hoque (né le 31 décembre 1948) a reçu une maîtrise en sociologie de l’Université Dhaka. Il a participé activement à la lutte démocratique nationale depuis l’époque où il était étudiant et a participé activement à la guerre de libération du Bangladesh en 1971. En plus d’être critique cinématographique et membre de l’association des critiques cinématographiques du Bangladesh, Mofidul Hoque a produit son propre documentaire intitulé « The sound of Silence » en 1971. Il a rédigé plusieurs articles dans divers journaux du Bangladesh. Son ouvrage d’essais « Who is Going to Save Lalon » a reçu le prix littéraire Citi-Ananda Alo de 2010.

Mofidul Hoque est cofondateur et un des huit administrateurs du Liberation War Museum. Le musée, établi en 1996, est devenu un musée populaire et a été reconnu à l’échelle nationale et internationale. À titre de directeur du programme d’éducation du Musée, il a planifié et exécuté son projet d’histoire orale dans le cadre duquel les étudiants recueillent les témoignages de témoins oculaires des événements de 1971 parmi les aînés de la famille. Ces témoignages sont ensuite compilés dans les archives de la mémoire du musée.


Trudy Huskamp Peterson Trudy Huskamp Peterson 

Née dans l’Iowa aux États-Unis, Trudy Huskamp Peterson est consultante en archives et archiviste agréée. Elle a passé 24 années aux Archives nationales américaines, dont plus de deux ans comme archiviste intérimaire des États-Unis. Après avoir quitté la fonction publique américaine, elle a été directrice exécutive fondatrice de la Open Society Archives à Budapest (Hongrie), puis directrice des archives et de la gestion des dossiers au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

Ex-présidente de la Conférence internationale de la table ronde des archives (1993-1995) et de la Society of American Archivists (1990-1991), elle préside actuellement le groupe de travail sur les droits de la personne du Conseil international des archives et le groupe de travail international chargé de l’élaboration d’une norme d’accès aux archives. Elle a conseillé la commission sud-africaine de la vérité au sujet de ses documents et le Tribunal spécial pour le Sierra Leone sur ses politiques d’accès et d’archivage, et travaillé plus de trois ans à la formation du personnel des archives policières au Guatemala.

On trouve sur son site Web (http://www.trudypeterson.com) un curriculum vitæ complet et plusieurs de ses publications, dont Final Acts: A Guide to Preserving the Records of Truth Commissions, une étude des dossiers tenus par vingt commissions de la vérité, et Temporary Courts, Permanent Records, une étude des dossiers tenus par cinq tribunaux pénaux internationaux temporaires.

 Ernie Ingles Ernie Ingles

Ernie Ingles (B.A., M.A., MBSI, MSRC) est présentement vice-recteur de l’Université de l’Alberta où il assume la responsabilité de la supervision administrative du système de la bibliothèque, du département des musées et des collections, du département des archives et de la gestion des documents de la University of Alberta Press, de la librairie de l’Université et des services d’imprimerie de l’Université. De plus, il est professeur exécutif et directeur de l’école d’études en bibliothéconomie et en information à l’Université. De plus, il est président de l'Association des bibliothèques de recherche du Canada.

Il a publié des outils de consultation comme la Bibliographie des bibliographies canadiennes et Peel’s Prairie Provinces. Parmi les études qu’il a publiées, mentionnons The Future of Human Resources in Canadian Libraries and Training Gaps Analysis: Librarians and Library Technicians. Il a publié plusieurs articles et a présenté plus de 160 documents et exposés.

Il est récipiendaire de plusieurs prix, y compris la médaille Ruth Cameron de la bibliothéconomie, la médaille Marie Tremaine de bibliographie et le prix du bibliothécaire exceptionnel, pour n’en nommer que quelques-uns. Il a été élu membre de la Société royale du Canada en 2001.  


Catherine Kennedy

Catherine Kennedy est directrice de South African History Archive (SAHA), des archives sur les droits de la personne dont le siège social est situé à Johannesburg; l’organisme a tenté de retrouver et d’ouvrir les archives de la Commission de la vérité de l’Afrique du Sud et, de façon plus générale, de sensibiliser les gens sur les questions laissées en suspens à la Commission. Depuis 2001, SAHA s’est servi de la loi sur l’accès à l’information de l’Afrique du Sud pour vérifier la mesure dans laquelle les archives officielles de la Commission étaient vraiment accessibles, a effectué une collecte de documents, mis en œuvre des initiatives de recouvrement de la vérité et élaboré des produits et publications qui visent tous à rendre plus facilement accessibles à tous les Sud-Africains le patrimoine national que constituent les archives de la Commission de la vérité de l’Afrique du Sud.

Catherine détient une maîtrise en bibliothéconomie et information de l’Université de Cape Town (Afrique du Sud) et, au cours des quinze dernières années, elle a œuvré dans le domaine du livre en Afrique du Sud, élaboré des services de bibliothèque en ligne accessibles et une formation sur l’alphabétisme de l’information dans les universités du R.-U.; en outre, elle a fait valoir les bibliothèques comme ressource à l’appui de l’enseignement et de l’apprentissage à Zanzibar. Ses intérêts professionnels portent sur l’établissement de services d’information inclusifs visant à promouvoir et à défendre les droits de la personne et à favoriser la démocratie participative.   


Grace Lile Grace Lile

Grace Lile, directrice des opérations et des archives à WITNESS, est une archiviste qui possède plus de 20 ans d’expérience des collections cinématographiques et magnétoscopiques; elle est spécialiste de la gestion du patrimoine numérique, de la production axée sur la préservation et de la cinématographie non romanesque. Avant de se joindre à WITNESS en 2003, Grace a été à l’emploi de CNN pendant  neuf ans; elle y a établi et supervisé les premières archives magnétoscopiques du réseau à New York et a travaillé deux ans aux archives de Worldwide Television News. Elle a étudié le théâtre et le cinéma aux collèges Sarah Lawrence et Hunter et a reçu une MS en information et en bibliothéconomie de l’Institut Pratt.

Membre de l’Association of Moving Image Archivists et de la Society of American Archivists, elle est engagée activement dans les efforts visant à promouvoir et à soutenir l’archivage et la documentation sur les droits de la personne.

En 2010, Grace a reçu le Archival Achievement Award de l’Archivists Round Table of Metropolitan New York.


Otilia Lux de Coti

Otilia Lux De Coti, originaire des Maya K’iché, siège au Congrès du Guatemala comme représentante du mouvement politique WINAQ. Spécialiste des questions sociales et femme politique, elle est diplômée en administration scolaire.

À l’heure actuelle, Otilia Lux De Coti est membre du Ibero-American Thought Council, du comité consultatif latino américain de l’UNICEF et du comité consultatif du Forum international des femmes autochtones. Elle occupe les fonctions de professeur auprès de l’Itinerant Indigenous University du Latin American Indigenous Fund et a reçu plusieurs prix, soit : la Légion d’honneur française, le Prix Bartolome de las Casas de l’Espagne et le prix Francisco Marroquin du Guatemala.

Mme Lux de Coti a représenté le Guatemala au Conseil Exécutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et a été vice présidente de l’instance permanente sur les questions autochtones des Nations Unies. En sa qualité de commissaire, elle a supervisé le travail de la Commission chargée de faire la lumière sur le passé. La Commission a été chargée d’enquêter sur les violations des droits de la personne commises pendant les 30 années de guerre civile qui ont déchiré le Guatemala.


 

Frieda Miller Frieda Miller 

Frieda Miller est directrice exécutive du Vancouver Holocaust Education Centre. Elle est responsable des expositions novatrices, des programmes d’éducation, du programme de conférenciers survivants pour les relations communautaires, des événements publics et commémoratifs et des ressources en ligne du Centre. Le Centre fait la promotion des droits de la personne, de la justice sociale et de la sensibilisation au génocide. Il s’associe à divers groupes culturels et communautaires et s’adresse à 25 000 étudiants par année.

Mme Miller détient une maîtrise en éducation des arts de l’Université Concordia où elle a enseigné l’éducation des arts et les études de musée. Elle a été associée de faculté en formation des enseignants à l’Université de la Colombie-Britannique et monitrice à la faculté d’éducation de l’Université Simon Fraser, avant d’occuper le poste de directrice en éducation au Vancouver Holocaust Education Centre dès son inauguration en 1994.

Elle est membre du conseil consultatif du Groupe de travail national du Canada sur la recherche, la mémoire et l’éducation liées à l’Holocauste et a représenté le Canada au sein du Groupe d’action international pour la coopération sur l’éducation, la mémoire et la recherche sur l’Holocauste. Mme Miller a élaboré des ressources sur l’Holocauste qui sont utilisés amplement à l’échelle du pays. Elle a été co-conservatrice de plusieurs expositions, y compris, tout récemment l’exposition More Than Just Games : Canada & the 1936 Olympics et travaille actuellement à un projet financé par le Programme de reconnaissance historique pour les communautés de Citoyenneté et Immigration Canada ayant pour titre Enemy Aliens: The Internment of Jewish Refugees in Canada, 1940-1943.

Fille de survivants de l’Holocauste, l’engagement de Frieda Miller à l’égard de l’éducation sur l’Holocauste est profondément enraciné dans l’histoire de sa famille.


Juge Stephanie Milroy

La juge Stephanie Milroy (baccalauréat en droit (Auck), maîtrise en droit, Distinction (Waikato)) est originaire des tribus maories Tühoe et Ngäti Whakaue de Nouvelle Zélande. Après avoir travaillé dans un cabinet privé d’avocats, elle a été nommée à la faculté de droit de la Waikato University où elle a occupé plusieurs fonctions : directrice des programmes d’études supérieures, présidente de Te Piringa (comité des professeurs maori), déléguée auprès du conseil universitaire et responsable des professeurs pour plusieurs programmes de droit. Elle a élaboré des programmes de droit de premier et de deuxième cycle dans plusieurs domaines : la Maori Land Law Act, le Traité de Waitangi et la relation entre les femmes maories et la loi. Elle a été nommée juge en 2002 et vice présidente du Tribunal de Waitangi en 2010.

La juge Milroy a présenté et publié de nombreux discours et articles importants sur des questions intéressant les Maoris et a contribué au projet Women’s Access to Justice (projet portant sur l’accès des femmes à la justice) de la Commission du droit. Elle a été membre de l’équipe qui a coordonné la réforme de la loi sur la gestion des ressources en Nouvelle Zélande, qui a débouché sur l’adoption d’une nouvelle loi accordant une plus grande reconnaissance aux préoccupations des Maoris en matière de gestion des ressources. Elle a également été membre du conseil d’administration d’une organisation pan tribale offrant des services sociaux à des Maoris vivant en milieu urbain et elle continue à participer activement aux affaires de ses propres tribus.


Brad Morse Bradford Morse

Bradford W. Morse est actuellement doyen et professeur à la faculté de droit Te Piringa de l’Université de Waikato à Hamilton, Aotearoa/Nouvelle-Zélande. Il continue d’enseigner le droit à la faculté de droit de l’Université d’Ottawa où, depuis son arrivée en 1976, il a déjà été vice-doyen et directeur des études supérieures, entre autres fonctions administratives. Il a enseigné divers cours sur le droit autochtone canadien et le droit autochtone comparé, de même que sur les questions de main‑d’œuvre, de fiducie, de propriété et de libertés civiles. Il a également été directeur exécutif du Native Legal Task Force of British Columbia (1974-1975), directeur de la recherche de l’Enquête publique sur l’administration de la justice et les peuples autochtones du Manitoba (1988-1991), et chef de cabinet de l’honorable Ronald A. Irwin, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien (1993-1996).

Il a été conseiller juridique auprès d’un grand nombre de Premières nations et d’organisations autochtones nationales et régionales depuis 1974, au sujet d’un vaste éventail de questions (Constitution, revendications territoriales, gouvernance, économie, traités, etc.). Il a également été consultant de plusieurs commissions royales, ministères, organismes créés par la loi et organisations autochtones au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande, et négociateur fédéral en chef pour plusieurs dossiers concernant les revendications territoriales et les traités, tant au Canada qu’avec le Tribunal de Waitangi en Nouvelle-Zélande. Au fil de sa carrière, M. Morse a été chercheur invité dans les écoles de droit de diverses universités, y compris les universités de New South Wales, de Melbourne, de Monash, de Queensland et de Hong Kong et la Victoria University of Wellington, et Senior Fulbright Scholar au Native American Legal Research Center de la Oklahoma City University. Il a rédigé plus d’une centaine d’ouvrages, d’articles, de chapitres de livre et de rapports de commission.

 Stuart Murray Stuart Murray

En septembre 2009, Stuart Murray a été nommé le premier Président et directeur général du nouveau Musée canadien des droits de la personne, le cinquième musée national et le premier musée situé hors de la région de la Capital nationale. M. Murray a agi comme président et chef de la direction de la Fondation pour la recherche et l’Hôpital St-Boniface depuis 2006. Il est devenu chef du Parti conservateur du Manitoba en 2000 et a quitté ce poste en 2006. M. Murray a également exercé les fonctions de président-directeur général de la société DOMO Gasoline Corporation Ltd. de 1989 à 1999.

Il a précédemment travaillé avec le premier ministre du Canada, de 1985 à 1989, a été directeur des communications et des activités de financement pour la Canadian Opera Company et a agi comme directeur de tournée du groupe rock Blood, Sweat & Tears. Stuart a également été très actif au sein de la communauté, à titre de président bénévole des championnats mondiaux de hockey junior de Winnipeg en 1999. Lui et son équipe avaient alors organisé le tournoi le plus mémorable des 20 ans d’existence de cette activité.

Il a de plus été co-président manitobain de la campagne « Sustaining Applause Campaign » du Royal Winnipeg Ballet (RWB) ayant recueilli plus de 10 millions de dollars de contributions.


 Freddy Mutanguha Freddy Mutanguha

Freddy Mutanguha est directeur de pays d’Aegis Trust (une ONG rwandaise qui fait campagne pour la prévention des génocides dans le monde).

En partenariat avec le conseil municipal de Kigali (capitale du Rwanda), Aegis Trust a créé le monument commémoratif du génocide de Kigali. Aegis Trust a également a mis sur pied plusieurs programmes éducatifs et inauguré en décembre 2010 les archives rwandaises sur le génocide. M. Mutanguha est Secrétaire général d’IBUKA,  l’association qui  chapeaute toutes les organisations de survivants au Rwanda.
 
Forcé de composer avec la disparition de ses deux parents et de ses quatre sœurs lors du génocide de 1994, il est devenu un défenseur de la paix et de l’éducation sur les droits fondamentaux. M. Mutanguha est un leader inspirant pour la communauté de survivants du Rwanda et d’ailleurs dans le monde.
 
Par ailleurs, M. Mutanguha a été un des responsables de la coordination des événements organisés à l’échelle mondiale pour la 15e commémoration du génocide en avril 2009. Il voyage fréquemment dans le monde pour prononcer des conférences sur le génocide et la reconstruction.

 George Nicholas George Nicholas

George Nicholas est professeur d’archéologie à l’Université Simon Fraser, à Burnaby (Colombie-Britannique). Il a été le directeur fondateur du programme d’archéologie autochtone de l’Université Simon Fraser, à Kamloops (1991‑2005). Depuis qu’il a quitté les États-Unis en 1990 pour s’installer en Colombie‑Britannique, il a étroitement collaboré avec diverses Premières nations, dont les Secwepemc, et il a dirigé durant seize ans un programme archéologique communautaire dans la réserve indienne de Kamloops. À l’heure actuelle, il met sur pied un projet de recherche concertée avec les autochtones Aïnusdu nord du Japon.

M. Nicholas dirige la vaste initiative de recherche internationale Intellectual Property Issues in Cultural Heritage: Theory, Practice, Policy, Ethics, un projet septennal financé par le Conseil de recherches en sciences humaines, dans le cadre duquel une équipe de 50 chercheurs et 25 organisations partenaires explorent les connaissances archéologiques et facilitent l’échange juste et équitable de savoir. Ce projet a trait aux conséquences théoriques, éthiques et pratiques de la marchandisation et de l’appropriation des connaissances et des autres flux de savoir concernant le passé, et à leur possible impact sur les collectivités, les chercheurs et les autres parties concernées.

Les recherches de M. Nicholas sont axées sur les populations et l’archéologie autochtones, sur les questions de propriété intellectuelle en matière archéologique, sur l’archéologie et l’écologie humaine des milieux humides ainsi que sur la théorie archéologique, tous des sujets sur lesquels il a abondamment écrit (cliquer ici pour obtenir une liste choisie de publications). Son plus récent ouvrage est Being and Becoming Indigenous Archaeologists, un volume à comité de lecture qui relate la vie de 37 archéologues autochtones d’un peu partout dans le monde. M. Nicholas est également co-rédacteur en chef de la série Research Handbooks in Archaeology du World Archaeological Congress.


Jennifer O'Neal Jennifer R. O'Neal 

Jennifer R. O'Neal, membre des Confederated Tribes of Grand Ronde, est archiviste en chef du Centre des archives du National Museum of the American Indian de la Smithsonian Institution, où elle supervise les opérations courantes et la gestion globale du fonds d’archives. Elle a précédemment occupé des postes d’archiviste au Département d’État américain, à la Princeton University, à l’University of Arizona et à la Utah State University. Elle siège à différents groupes de la Society of American Archivists, dont la Native American Archives Roundtable, le Native American Protocols Forum Working Group et le Cultural Property Working Group. Elle a également participé à la réunion tenue en 2006 pour ébaucher les pratiques exemplaires à suivre pour assurer une utilisation et un traitement respectueux des archives autochtones américaines, qui a mené à la production du document Protocols for Native American Archival Materials. Récemment, sous l’égide de l’American Library Association, elle a participé à la rédaction des principes relatifs aux expressions culturelles traditionnelles, en vue de mettre au point des cadres de travail qui encouragent la réciprocité et la collaboration dans l’intendance des collections patrimoniales culturelles. Mme O’Neal a obtenu une maîtrise en bibliothéconomie de la University of Arizona dans le cadre du programme Knowledge River destiné aux élèves autochtones et hispaniques, ainsi qu’une maîtrise en histoire de la Utah State University. Ses intérêts de recherche portent sur l’activisme autochtone international, le patrimoine culturel, le savoir traditionnel, les droits de propriété intellectuelle, les humanités numériques et l’utilisation par les Autochtones des nouveaux médias et de la technologie.


Paul Quassa

Depuis 2006, Paul Quassa a servi deux mandats de trois ans comme membre de la Commission d’aménagement du Nunavut (CAN) et membre du Comité du Nunavut chargé de la formation pour la mise en œuvre (CNFMO), respectivement. En 2009, en sa qualité de commissaire auprès de la Commission d’aménagement du Nunavut, M. Quassa a été déployé comme délégué auprès du groupe de travail législatif qui était composé de membres du gouvernement fédéral, du gouvernement du Nunavut, de la Commission du Nunavut chargée de l’examen des répercussions et de la CAN.

En 2007, M. Quassa a été nommé comme négociateur de l’équipe de négociation des répercussions et des avantages sur les Inuit de la Qikiqtani Inuit Association, qui négocie les avantages pour les Inuit avec la Baffinland Iron Ore Company. En 2008, il a été nommé par le gouvernement du Nunavut auprès de la Société de crédit commercial du Nunavut pour un mandat de trois ans.

En 1995 1996, Paul Quassa a terminé un programme d’études juridiques de six semaines parrainé par le gouvernement des Territoires du Nord Ouest. Le programme comprenait l’étude du droit contractuel et du droit criminel avec des professeurs de droit de l’Université de Toronto et abordait le droit traditionnel inuit avec des mentors tels qu’Emile Immaroitok, Mariano Aupilaajuk et d’autres.

M. Quassa est le président de Nunavut Film depuis 2007 et l’un des membres du conseil de l’Ajjiit Media Association. 


 
Madeleine Redfern Madeleine Redfern 

Madeleine Redfern est originaire d’Iqaluit (Nunavut). Elle est une entrepreneure indépendante qui réussit bien. Madeleine est diplômée de l’école de droit Akitsiraq et détient un baccalauréat en droit de l’Université de Victoria. Elle a occupé le poste de greffière pour la juge Charron de la Cour suprême du Canada et a travaillé à titre de recherchiste juridique à la Nunavut Tunngavik Incorporated. Présentement, Madeleine est mairesse d’Iqaluit. Elle a occupé récemment le poste de directrice exécutive de la Commission de la vérité Qikiqtani à Iqaluit.

Madeleine possède une vaste expérience de bénévolat et de gouvernance au sein d’organisations inuites et autochtones; elle a notamment été présidente du centre communautaire de Tungasuvvingat Inuit, secrétaire-trésorière de la Inuit Non-Profit Housing Corporation, membre fondatrice du centre de santé autochtone Wabano, membre fondatrice du Ottawa Inuit Headstard, représentante inuite au sein du Kagita Mikam (un centre autochtone d’emploi et de formation), coordonnatrice de Iqaluit Restorative Justice, représentante communautaire au Iqaluit Municipal Appeals Board et elle est actuellement secrétaire-trésorière du conseil des services juridiques de Maliganiik et présidente du conseil des services juridiques.


Joanne Rudof 

Joanne Weiner Rudof travaille depuis 26  ans à la Fortunoff Video Archive for Holocaust Testimonies. Elle a rédigé de nombreux articles, chapitres de livre et articles de conférence sur les témoignages relatifs à l’Holocauste, notamment : Das Fortunoff Video Archive for Holocaust Testimonies: Denjenigen, die waren, zuhören und von ihnen lernen » (Ich Bin die Stimme der Sechs Millionen:” Das Videoarchive im Ort der Information), publié sous la direction de Daniel Baranowski, Stiftung Erinnerung Verantwortung Zukunft, Berlin, 2009; A Yale University and New Haven Community Project: From Local to Global  et Un project commun de l’Université de Yale et de la communauté de New Haven: Du local au global,(Études sur le témoignage audiovisuel des victimes des crimes et génocides nazis, no 14, June 2008); Die Geschichte der Displaced Persons Camps: Forschungsprobleme und der Beitrag von Zeitzeugen-Interviews (AugenZeugen: Fotos, Filme und Zeitzeugenberichte in der neuen Dauerausstellung der Gedenkstätte Bergen-Belsen, sous la direction de Rainer Schulze et Wilfried Wiedemann, Stiftung niedersächsische Gedenkstätten, 2007); Research Use of Holocaust Testimonies (Poetics Today, été 2006, Duke University Press); et The Things that Sustained Me (Second to None: A Documentary History of American Women, Volume 2, 1993).

Elle a édité et produit des documentaires basés sur des témoignages concernant l’Holocauste, y compris Voices from the Yugoslav Holocaust, Remembering Częstochowa, Parallel Paths ainsi que le documentaire primé Witness: Voices from the Holocaust, diffusé sur le réseau national PBS, dont elle a co-révisé le livre éponyme. Elle a également coordonné plus d’une vingtaine de projets sur les témoignages relatifs à l’Holocauste en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, en Europe et en Israël, elle a planifié et organisé sept grandes conférences internationales, et elle conseillé de nombreuses organisations vouées à l’éducation sur l’Holocauste.

 Joanna Sassoon Joanna Sassoon 

Joanna Sassoon est directrice du Projet de l’histoire orale des Australiens oubliés et des anciens enfants déplacés, de la National Library of Australia. Ce projet vise à enregistrer une série de récits sur les séquelles subies tout au long de leur vie par les enfants pris en charge par l’État, et il donnera également la parole aux individus qui ont participé à l’administration du programme de déplacement et qui ont pris soin des enfants.

Alliant ses compétences d’archiviste et d’historienne, Joanna a consacré toute sa carrière à œuvrer dans des établissements archivistiques, dans l’enseignement tertiaire et dans des projets archivistiques et historiques à visées sociales. Avant d’occuper son poste actuel, elle a travaillé avec l’Aboriginal Stolen Wages Taskforce en Australie occidentale et dans le programme RedressWA d’indemnisation des enfants maltraités pendant qu’ils étaient à la charge de l’État.
 
Joanna possède une formation en archéologie, en géologie et en histoire; son doctorat était basé sur sa spécialité de toujours, les documents photographiques. Elle a abondamment écrit sur la photographie, l’histoire environnementale et la théorie archivistique, et ses travaux lui ont valu plusieurs récompenses.

 Maria Luisa Sepulvada Maria Luisa Sepulveda 

Maria Luisa Sepulveda Edwards, travailleuse sociale à l’Université catholique du Chili à Valparaiso, est depuis mars 2010 présidente et vice‑présidente exécutive du Comité consultatif présidentiel, une instance établie par la loi pour l’identification des personnes disparues, des prisonniers politiques exécutés et des victimes d’emprisonnement politique et de torture. Depuis juillet 2010, Mme Edwards est également conseillère auprès de l’Institut national pour les droits de la personne.

En sa qualité de conseillère du Président de la République pour les questions relatives aux droits de la personne, elle a aidé l’ex-présidente Michelle Bachelet Jeria à instaurer un système d’identification des victimes des violations des droits de la personne et à fonder le Musée de la mémoire et des droits de la personne. De 2000 à 2001, elle a conseillé le président de l’époque, Ricardo Lagos-Escobar, sur la suite à donner aux résultats de la Table de négociation entre la société civile et les Forces armées. De 2003 à 2005, elle a été vice-présidente exécutive et membre du Conseil de la Commission nationale sur l’emprisonnement politique et la torture.
 
Elle est actuellement présidente de la Fondation du Musée de la mémoire et des droits de la personne et directrice de la Solidarity Vicariate Archives Foundation, vouée à la préservation des archives sur les violations des droits de la personne, et dont les documents aux processus de vérité, de justice et de réparation. Elle est également directrice de la Solidarity Foundation et de la Fondation du cardinal Raul Silva Henriquez pour les enfants ayant besoin de protection sociale.

 Kim Simon Kim Simon 

Kim Simon, directrice administrative du Shoah Foundation Institute à la University of Southern California, a la responsabilité de superviser les activités courantes de l’Institut, y compris ses programmes d’éducation et les activités de recherche, de documentation, de sensibilisation du public et d’administration.

Mme Simon détient un baccalauréat spécialisé en histoire du Colorado College. Elle a vécu au début des années 1990 en Europe centrale, où elle a travaillé en production cinématographique à Prague, République tchèque. En 1994, elle a été embauchée pour coordonner les efforts déployés par la Shoah Foundation pour recueillir les témoignages de survivants et d’autres témoins de l’Holocauste, dans divers pays du globe. Après cette phase de collecte de témoignages, Mme Simon a constitué le bureau des partenariats mondiaux de l’Institut, créé et mis sur pied son programme internationau et supervisé les travaux menés dans 17 pays.

Depuis 15 ans, Mme Simon se consacre à la constitution d’un fonds vidéographique sur l’Holocauste et à l’éducation sur l’Holocauste. Avant d’accéder à son poste de directrice administrative, Mme Simon a été directrice exécutive intérimaire de l’Institut de 2008 à 2009 et directrice des programmes, y supervisant le programme d’éducation nationale et internationale. Elle a également guidé ses activités mondiales de communication et de sensibilisation du public. Elle a été le cadre de direction chargé de la production de deux des films documentaires de l’Institut, Volevo solo vivere (Je voulais seulement vivre) et Nazvy Svoie Im'ia (Épelle ton nom), produits en Italie et en Ukraine respectivement. Mme Simon fait actuellement partie de la délégation américaine du Groupe de travail pour la coopération internationale en matière de sensibilisation, de commémoration et de recherche au sujet de l’Holocauste.

À l’heure actuelle, elle supervise la mise sur pied d’une application pédagogique, IWitness, et s’intéresse aux considérations pédagogiques, organisationnelles et stratégiques liées au travail avec des survivants de l’Holocauste et de génocide ainsi qu’à la collecte de témoignages dans un environnement en ligne. IWitness est une application multimédias qui fera appel à l’utilisation de témoignages vidéos sur Internet comme mode d’étude de la multilittératie et du thème de l’Holocauste et des autres génocides dans un contexte pédagogique.


 Stephen Smith Stephen Smith

M. Stephen D. Smith est un des principaux promoteurs mondiaux de l’éducation sur l’Holocauste et la prévention des génocides. Il a été directeur fondateur du UK Holocaust Centre, première institution britannique vouée à la commémoration de l’Holocauste et à l’éducation en la matière, et premier président du Holocaust Memorial Day Trust, l’organisme qui dirige les commémorations nationales sur l’Holocauste au Royaume-Uni. Il a également fondé le Aegis Trust, une agence qui œuvre à l’échelle mondiale pour prévenir le génocide et les crimes contre l’humanité.

M. Smith a participé à des projets commémoratifs un peu partout dans le monde, y compris à la création du Centre commémoratif de Kigali au Rwanda, et a été consultant auprès du Cape Town Holocaust Centre, dont il fait partie du conseil d’administration. Il a donné de nombreux cours en Lituanie et siège au Groupe de travail pour la coopération internationale en matière de sensibilisation, de commémoration et de recherche au sujet de l’Holocauste, depuis sa fondation en 1998.
Nommé directeur exécutif du USC Shoah Foundation Institute en août 2009, Stephen est déterminé à faire du témoignage des survivants de l’Holocauste et des autres crimes contre l’humanité un incontournable mécanisme d’éducation et d’action. Le leadership qu’il exerce au USC Shoah Foundation Institute vise principalement à trouver des stratégies permettant d’optimaliser l’efficacité des témoignages à des fins d’éducation, de recherche et de justice sociale.


 Ann Stevenson Ann Stevenson 

Ann Stevenson est gestionnaire de l’information au Musée d’anthropologie de la University of British Columbia, responsable de la politique, des projets et des systèmes relatifs aux médias numériques, et chef du département de la bibliothèque et des archives Audrey and Harry Hawthorn, une composante du nouveau centre de recherche culturelle du Musée d’anthropologie. Ce centre de recherche offre aux chercheurs locaux et universitaires un meilleur accès aux collections d’objets et aux documents visuels et audio-visuels du Musée, ainsi qu’à la bibliothèque et aux archives. Mme Stevenson supervise le laboratoire d’histoire orale et de langues, voué à l’enregistrement des langues en danger de disparition et à la captation de récits oraux. Il est également possible d’y convertir sous forme numérique des enregistrements sonores et visuels analogues. Depuis dix ans, Ann se consacre tout particulièrement à la planification et à la réalisation du projet Partnership of People du Musée.

À la tête du Reciprocal Research Network (2003-2005), Ann a collaboré avec des communautés des Premières nations pour leur donner la capacité de participer à ce réseau de recherche, et aidé une douzaine de musées à l’échelle internationale à préparer, en vue de son intégration au réseau, l’information dont ils disposent sur leurs collections d’objets des Premières nations de la Colombie-Britannique. Comme directrice des collections (1990-2003), elle a participé à la formulation de politiques et de procédures sur le rapatriement des objets et la gestion des objets culturellement sensibles, et appliqué des protocoles d’accès aux collections avec les communautés d’origine. Elle a récemment terminé à UBC une maîtrise en études bibliothéconomiques et informationnelles (2008) et, chaque fois que c’est possible, elle continue de prêter main-forte à des projets archéologiques en milieu humide.


Marijana Toma 

Marijana Toma travaille comme coordonnatrice du groupe de travail responsable de rédiger le mandat de la commission régionale chargée d’établir la vérité sur les crimes de guerre et autres graves violations des droits de la personne commis sur le territoire de l'ex Yougoslavie de 1991 à 2001 (RECOM). Le groupe de travail a été mis sur pied en 2010 par la Regional Commission Coalition qui réunit, entre autres, des organismes de la société civile, des associations de victimes, des associations d'anciens combattants, ainsi que des groupes et des organisations de jeunes et de femmes pour promouvoir l'établissement d'une commission régionale d'établissement de la vérité dans les Balkans qui compléterait le travail du Tribunal pénal international pour l'ancienne Yougoslavie. Avant d’occuper ce mandat, elle travaillait comme coordonnatrice du programme pour la Serbie auprès de Impunity Watch, un groupe international à but non lucratif qui cherche à promouvoir la responsabilité des atrocités commises dans des pays au passé violent et qui met en œuvre des programmes au Guatemala et en Serbie. Historienne de formation, elle a participé à de nombreux projets de justice transitionnelle dans la région et dans le monde entier.

Avant de rejoindre Impunity Watch, elle a travaillé pour la Mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Serbie sur des projets de migration de travail légale et auprès du Centre de droit humanitaire, un organisme de défense des droits de la personne de premier plan dans les Balkans, où elle a travaillé comme coordonnatrice des projets et des programmes pour documenter des crimes de guerre, l’histoire orale, des disparitions forcées et la justice transitionnelle. Elle a également travaillé sur plusieurs projets avec le Centre international pour la justice transitionnelle tout en étudiant à l’University of Cape Town, en Afrique du Sud. Mme Toma a publié de nombreux articles sur la justice transitionnelle, les commissions de vérité, l’histoire, la méthodologie de l'histoire orale et les violations graves des droits de la personne.


Susanne Urban Susanne Urban

Madame Susanne Urban (* 1968 Frankfurt/Main) a fait son doctorat en 2000 sur Central-Verein et ses stratégies relatives à l’autodéfense juive contre l’antisémitisme entre 1893 et 1938 au centre Moses-Mendelssohn, Université Potsdam. Depuis mai 2009, elle est chef de la recherche historique du Service international de recherches (SIR) à Bad Arolsen (Allemagne). Auparavant elle avait été employée notamment au Jewish Museum Frankfurt au département des expositions et de l’éducation (1990-2009) et était membre du comité éditorial du Jewish Journal TRIBUNE (1994-2004).

En outre, elle a été conservatrice de l’exposition « 70 years Youth Aliyah » (2002-2003). De 2002 à 2004, elle était membre du conseil directorial de spécialistes sur l’enseignement et le souvenir de l’Holocauste à Rhineland-Palatinate. De 2000 à 2007, elle a géré le projet de la version allemande du CD-ROM en anglais « Return to Life » (Original : Yad Vashem) pour l’éducation en Allemagne. La version allemande a été primée en Allemagne et dans l’UE. En 2004, elle a obtenu une bourse de recherche à l’institut de recherche Yad Washem et par la suite et ce jusqu’en 2009, elle a été à l’emploi du département d’éducation de Yad Vashem.

Ses travaux de recherche récents portent principalement sur les marches de la mort et les personnes déplacées, ainsi que sur les enfants survivants de la persécution nazie. Mme Urban a publié sur des sujets comme la Bricha, Youth Aliyah et l’antisémitisme; elle a rédigé des unités d’enseignement didactique s’adressant à divers groupes d’âge. L’ouvrage « Surviving in fear. Jewish slave labor and Jews with false papers at Volkswagen Werk during 1943 to 1945 » (allemand et anglais) est sous presse pour la troisième édition depuis 2005.


Patricia Valdez

Depuis 1974, Mme Patricia Tappatá de Valdez travaille pour la défense des droits de la personne, au Pérou, au Salvador et en Argentine. À l’heure actuelle, elle est directrice de Memoria Abierta, organisme qui travaille pour préserver, organiser et exposer l’histoire documentée du terrorisme d’État en Argentine.

Mme Valdez a occupé le poste de directrice de la Commission sur la vérité au Salvador. De plus, elle a dirigé le département de droits de la personne de la conférence nationale des évêques au Pérou, de 1977 à 1989, et le programme de représentation politique à la Fundación Poder Ciudadano (fondation pouvoir citoyen) en Argentine, de 1993 à 1997. En 1985, elle a cofondé la Coordinadora Nacional de Derechos Humanos (coordination nationale pour les droits de la personne) au Pérou dont elle a été membre du premier comité exécutif.
Elle est l’un des membres fondateurs de la Coalition internationale des sites de conscience et siège actuellement au conseil. En 2008-2009, elle a fait partie du Comité consultatif international et a été membre du jury du prix de la Fondation Prince Claus (Pays-Bas).

De surcroît, Mme Valdez est l’auteure de plusieurs articles et publications sur les droits de la personne. Elle est sollicitée à titre de conférencière dans plusieurs universités, Aujourd’hui, elle est membre du département de Maestría en Derecho Internacional de los Derechos Humanos, Facultad de Derecho, Universidad de Buenos Aires (maîtrise en droit international des droits de la personne à l’Université de Buenos Aires).


Patrick Walsh Patrick Walsh 

Pat Walsh est récemment retourné en Australie après avoir travaillé pendant dix ans au Timor oriental, principalement au sein de la commission pour la réception, la vérité et la réconciliation (CRVR) constituée dans ce nouveau pays, la première du genre dans la région de l’Asie-Pacifique. Il a été recruté pour l’ONU pour aider à la mise sur pied de la commission, dont il a été directeur exécutif et conseiller spécial. Après la dissolution de la commission en 2005, il a été pendant cinq ans conseiller principal du Secrétariat technique de l’après CRVR. Il a contribué à la préservation de l’ancienne prison coloniale du Timor oriental, un site important de violation des droits de la personne. Ses tâches, à la commission et dans l’organisme qui l’a remplacée, consistaient à recueillir et à archiver les témoignages des victimes, des principaux acteurs et des représentants gouvernementaux, puis à les publier et à les diffuser, une contribution importante dans une société en bonne partie démunie de mémoire écrite.

Il a contribué à la conception du nouvel Institute for Memory, dont est actuellement saisi le parlement national, et il siège au conseil d’administration du Clearing House on Archival Records for Timor (CHART). Il a également conseillé les représentants de plusieurs sociétés actuellement en conflit ou en émergence de conflit, y compris la Palestine, le Népal, la Birmanie, le Sri Lanka et les îles Salomon. Patrick et sa partenaire Annie vivent à Melbourne, et ont trois filles.


Richard West

M. W. Richard West Jr. est le directeur fondateur (1990 2007) et directeur émérite du National Museum of the American Indian de la Smithsonian Institution située à Washington D.C., et il occupe actuellement les fonctions de vice président du Conseil international des musées (ICOM).

En tant que directeur fondateur du National Museum of the American Indian, M. West a dirigé avec brio l’ouverture des trois branches du Musée, soit le centre George Gustav Heye à New York en 1994; le Cultural Resources Center à Suitland (Maryland), en 1999; et le musée sur le National Mall à Washington D.C., en 2004.

M. West a assumé de nombreuses fonctions auprès de l’ICOM et de l’American Association of Museums, notamment les fonctions de président du conseil d’administration (1998 2000). M. West participe actuellement au conseil de plusieurs institutions, entre autres : la Fondation Ford (1999 à ce jour); la National Conservation System Foundation (2007 à ce jour); la Kaiser Family Foundation (2007 à ce jour); et l’American Indian Resources Institute (1973 à ce jour).

En 2008, l’International Coalition of Sites of Conscience a lancé un projet visant à explorer la manière dont les pensionnats indiens pourraient servir de centres modernes pour étudier l’histoire du régime des pensionnats et l’expérience des élèves qui y ont séjourné, afin de favoriser le dialogue et la participation des citoyens sur des questions contemporaines importantes pour les collectivités autochtones. Présidé par W. Richard West, qui occupait les fonctions d’administrateur, le projet a rassemblé des historiens, des membres de la collectivité, des survivants, des avocats et des représentants de différentes écoles aux États Unis et au Canada au sein de la Haskell Indian Nations University, un ancien pensionnat situé à Lawrence, au Kansas. S’inspirant de ce premier atelier, la Coalition a mis sur pied le Boarding Schools Project (projet sur les pensionnats indiens) qui vise à renforcer la capacité des pensionnats à recueillir des témoignages sur ce qui s’est passé à l’époque au sein de chaque école et à l’échelle du système; d’utiliser l’autorité actuellement en place pour se réapproprier ce volet de leur histoire que les pensionnats ont essayé d’effacer et effectuer un travail de reconstruction en valorisant les traditions des diverses collectivités et en créant des sites culturels vivants; puis de créer un espace qui favorise l’écoute des diverses expériences vécues au sein des pensionnats.

M. West a obtenu un baccalauréat (majeure en histoire américaine) en 1965 à l’University of Redlands, en Californie et une maîtrise en histoire américaine de la Harvard University (1968). M. West a étudié à la faculté de droit de la Stanford University dont il est sorti diplômé avec un doctorat en jurisprudence (1971) et où il a été éditeur du Stanford Law Review.
 
M. West est un citoyen des tribus Cheyenne et Arapaho d’Oklahoma et chef de paix des Cheyennes du Sud.